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Les clés, la plage et cette intuition que j’aurais dû écouter

Perdre ses clés de voiture sur la plage

Une semaine à Montpellier, du sable fin, une envie de marcher les pieds dans l’eau… et des clés de voiture perdues à la plage. Une décision mal inspirée, une promenade trop confiante, et une galère qui aurait pu très mal finir. Spoiler : tout s’est joué à quelques mètres près.

On passe une semaine à Montpellier pour le CQP de mon compagnon.
Lui est en formation toute la journée.
Moi, je suis seule. Toute la journée.

À l’époque, on vit à Nice.
La mer bleue. Les galets. La vue incroyable.
Mais soyons honnêtes : marcher longtemps dans l’eau à Nice, c’est sport. Tu n’as plus pied après un mètre et tu ressors avec les chevilles en feu.

Alors là…
Montpellier.
Du sable.
Du plat.
De l’eau qui descend doucement.

Je décide d’en profiter pour faire une longue balade les pieds dans l’eau

La question fatidique des clés

Je me gare sur le parking près de la plage.
Je prends peu de choses. De toute façon, je vais juste marcher.

Et là, LA question :
👉 Est-ce que je laisse mes clés dans la serviette… ou est-ce que je les prends avec moi ?

Ma naïveté naturelle me souffle :
« Laisse-les, voyons. »

Mais l’autre voix, plus sournoise :
« Si quelqu’un les prend, il n’a qu’à aller au parking, appuyer sur bip-bip et repartir avec la voiture. »

Bon.
Je prends les clés.

Je les cale. Enfin… je crois.

Spoiler : erreur.

Balade parfaite, oubli total

Je marche longtemps.
Sur le sable.
Puis dans l’eau.
Jusqu’aux chevilles.
Puis jusqu’aux genoux.
Puis jusqu’à la taille.

Je ramasse des coquillages.
C’est le début du printemps.
Il n’y a presque personne.

Et surtout :
👉 les clés ont totalement disparu de mon esprit.
Mais vraiment. Effacement complet.

Le moment exact où tout bascule

Je reviens vers ma serviette.

Et là…

Les clés ?

Je fouille.
Je palpe mes poches.
Je vérifie encore.
Rien.

Silence intérieur.

Un million de possibilités s’ouvrent instantanément :

  • sur le sable,
  • dans l’eau,
  • quelque part entre deux pas,
  • à jamais.

Deuxième pensée :
👉 Les doubles ?
À 700 kilomètres.
Donc non.

Logique approximative et errance inutile

Je repars marcher.
Je scrute le fond de l’eau.

Comme s’il y avait la moindre chance de voir une clé de voiture au fond de la mer, en toute clarté, par magie.

Je sais que c’est absurde.
Je le fais quand même.

Je reviens bredouille.

Ok.
Pas de panique.

Le tram, le café… et le miracle

Je décide de rentrer à l’hôtel en tram.
Je me fais même la réflexion que c’est quand même super pratique, ce tram qui va jusqu’à la mer.

Devant le parking, il y a un café de plage.

J’entre.
Un peu résignée.
Un peu fataliste.

« Bonjour… On ne vous aurait pas ramené une clé de voiture, par hasard ? »

« Si si. C’est quoi comme marque ? »

« R… »

« Oui. Tenez. C’est un monsieur qui s’appelle Intel qui nous les a apportées. Vous avez de la chance. »

Oui.
En effet.

Conclusion très personnelle

Je suis ressortie avec mes clés dans la main, un sourire idiot sur le visage, et une certitude supplémentaire :

👉 mon intuition avait raison au départ.
👉 et parfois, malgré toutes les mauvaises décisions, le monde décide d’être gentil.

Cette mésaventure à la plage aurait pu tourner au cauchemar logistique, mais elle m’a surtout rappelé que mes galères commencent souvent par une décision anodine.

Adeline, celle qui a appris que même sur une plage immense, les clés savent retrouver leur chemin.

🏷️ Printemps 2015

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